

BIOGRAPHIE
βιογραφία
Né dans les quartiers pauvres des grandes villes portuaires de Grèce au début du XXe siècle, le rébétiko est le style musical créé par les grecs exilés d'Asie Mineure qui chantent une vie de bohème, de parias, teintée d'ivresse et de clandestinité. Enracinées dans cette tradition urbaine, mais aussi dans la tradition dansante des panigυri, ces fêtes de village millénaires, les mélodies d'Elektre nous propulsent au cœur d'une sono mondiale rétro-futuriste et cosmopolite aux accents trap et reggaeton, pour nous faire succomber inexorablement au chant des sirènes.
Né en 2023, le trio de folklore grec-electronique Elektre est immédiatement repéré par le Dispositif d'Accompagnement Women Beats.
Il sera alors soutenu par le Tamanoir et la MJC de Sceaux avant d’être nommé "Coup de Coeur" du RIF puis, en 2024, lauréat du Prix des Musiques d'ici.

Monika KABASELE
Monika naît en Thrace, là où la mer Égée frôle la frontière turque. Mère grecque, père congolais, tous deux mélomanes, et une enfance biberonnée au rebetiko et à la rumba congolaise. Monika fait ses premiers pas lors des panigiris, ces fêtes de village où l'on se rassemble pour danser en cercle et honorer la pérennité d'anciens rites païens devenus chrétiens, pour battre la terre au rythme des chants anciens
.
Elle débute comme chanteuse de rébétiko dans les tavernes enfumées de sa ville, au fond de caves où l'ivresse et la danse font l'honneur des coeurs tristes, sous l'oeil inquiet de ses parents qui la voient rentrer à l'aurore parfumée par l'alcool et la cigarette. Refusant la place mineure réservée à la voix dans cet univers masculin souterrain, elle part un jour pour Paris vivre son rêve du jazz.
Entre les jams, les gigs, les big-band et Elektre, Monika tisse des ponts sonores entre la Méditerranée, les Amériques et l’Afrique centrale, inventant un langage greco-futuriste où se mêlent mémoire et futur.
MAÏLYS MALLET
Maïlys est la 4e génération d’une lignée de femmes écrivaines et militantes franco-grecques.
Son arrière grand-mère est la 1e journaliste de l'île de Lesbos. Sa mère poétesse vit dans les squats parisiens, son père batteur-capoériste a refait une famille sous le soleil de Salvador de Bahia. Maïlys est donc élevée au carrefour de plusieurs mondes par sa “Yiayia” (grand-mère, en grec), historienne anthropologue qui lui transmet sa passion pour la mythologie grecque. L’été, au bord de la mer Égée, elles vont ensemble en Eubée dans la maison familiale construite au bord d'une petite plage peu fréquentée, entre le stand des pécheurs et la taverne. L’hiver, Maïlys traverse l’océan et rejoint son père et son frère brésilien.
Du human beat box aux cuillères percussives de Cappadoce, d’une voix perçante électrique au chant profond des montagnes, de la Grèce au Brésil, Maïlys aime à rendre le rebetiko plus carioca que nature.


CLÉMENT BUFFIÈRE
Clément a découvert la Grèce en suivant une intuition — un bateau qui part au hasard au large de la Turquie, dans lequel on embarque pour vivre son Odyssée de jeunesse. L’île de Kassos, où il débarque, nourrit une communauté preservée vivant des fêtes de village et du retour des marins.
Adopté par les musiciens locaux, Clément les enregistre à plusieurs occasions, leur permet de graver, diffuser et de faire connaître leur patrimoine musical régional au-delà de la mer ; eux lui enseignent le bouzouki qu'il commence à jouer lors des panégyries locales.
Depuis, Clément chemine entre deux rives — celle des machines et celle des cordes, du bitume parisien et des soirs d’été à Kassos, où la mer garde la mémoire des sons. Elektre devient donc le réceptacle de cette quête d'hybridation entre les codes de la musique assistée par ordinateur qu'il excelle à manier et la richesse du rebetiko et des traditions insulaires grecques.